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Les Antilles comme on se les imaginait!

Partis de Martinique début janvier, nous avons passé deux bonnes semaines à naviguer d’île en île, profitant des Grenadines de St Vincent. Du nord au sud, à partir de St Vincent, on trouve Bequia (se prononce Békwé), Mustique, Canouan, Mayreau et les Tobago Cays, Union, Palm Island et Petit St Vincent, ainsi que des îles non habitées. A noter qu’il existe aussi les Grenadines de Grenade, comprenant Petite Martinique et Carriacou.

Accueil peu engageant à St Lucia

Avant de descendre dans les Grenadines, nous avons fait un arrêt imprévu à St Lucia. A quelques heures de navigation de la Martinique, nous remarquons une anomalie en haut du mât au niveau de l’antenne VHF. Après deux semaines de travaux, on espérait être tranquilles, c’est frustrant! Préférant ne pas prendre de risque, nous décidons de faire escale à Rodney Bay, dans le nord-ouest de St Lucia. On y jette l’ancre de nuit, avec l’impression que seulement 3-4 bateaux nous entourent; surprise au réveil, la baie est remplie de plusieurs dizaines de bateaux! La nuit, sur fond de lumières de la ville, très difficile de distinguer les feux de mât. On monte au mât le lendemain pour se rendre compte qu’il n’y a rien de grave.
On pouP1050210rsuit ensuite vers La Soufrière, beau mouillage près des deux pitons. Malheureusement, mauvaise expérience avec un local en arrivant qui ne nous met pas à l’aise. Il exige d’être payé pour nous avoir aidé à prendre une bouée — aide que l’on avait clairement refusée — et nous fait comprendre avec un regard dur que sinon, on risque de ne pas être en sécurité la nuit! Un apéro chez des voisins Canadiens tombe à pic pour se détendre mais on ne dormira quand même pas sur nos deux oreilles!

Une semaine de détente à Bequia

Nous naviguons une journée complète, passant au large de St Vincent qui n’a pas une très bonne réputation et mouillons dans la baie de Port Elisabeth, le village principal de l’île. Ambiance tranquille, nous prenons le temps d’arpenter la rue principale et repérer les différents commerces et marché.
IMG_7774L’île n’étant pas de grande dimension, nous en profitons pour la parcourir à pied, avec une première excursion sur la côte est jusque Industry Bay. Nous avançons lentement, profitant des paysages et des petites plages désertes pour des arrêts imprévus. Au retour, un taxi s’arrête et propose de nous embarquer gratuitement! Ce sera même l’occasion d’aller voir la vue du Mount Pleasant.
Deux jours plus tard, nous ferons une autre petite marche jusqu’au Fort Hamilton (dont il ne reste vraiment pas grand-chose à part quelques canons).P1050228
Les Antilles sont finalement petites et nous croisons à Bequia l’équipage de WinD4life rencontré à La Gomera, ceux de Brin d’acier et de Sherkan qui étaient en même temps que nous à La Graciosa, ainsi que Giulia et Riccardo, les Italiens de Venus, qui participaient aussi à l’Atlantic Odyssey, et sont venus manger à bord de Thera. Le reste du temps sera partagé entre moments à la plage et explorations aériennes avec le drone.
Bequia, c’est aussi le plaisir de débarquer en annexe à un petit ponton et aller prendre un thé, une bière ou un punch au bar adjacent, presque pieds dans l’eau!

Retrouvailles bis à Union

plage du SparrowsLes colocs — Matthieu, Emile et Quentin — sont arrivés à Union par leurs propres moyens. Nous les y retrouvons le 11 janvier. Le lendemain matin, un peu de kite à la plage du JT Pro Centre, des couleurs incroyables sur le bord retour! Nous passons l’après-midi au Sparrow’s, un bar-restaurant de plage un peu excentré d’où Kevin prendra de belles vidéos aériennes. Chouette soirée au même JT Pro Centre sur fond de pleine lune.
Nous repasserons par la suite deux fois à Union où l’approvisionnement est plus facile que sur Mayreau ou certainement dans les Tobago Cays.

Tobago Cays

TobagoLe seul nom fait déjà rêver les connaisseurs. Les Tobago, c’est un archipel de petits îlots bordés de plages paradisiaques et entourés d’eau turquoise. Partis à 5 et bien chargés de tous les bagages, la navigation pour les atteindre est très paisible, par vent faible au près. Après avoir louvoyé entre les récifs, nous jetons l’ancre dans la zone centrale, à distance similaire des différents îlots principaux. Ce sera Petit Bateau pour la première après-midi, promenade sur la plage et drone. La nuit est calme, Thera, chargée de ses cinq occupants, bouge peu.
Nous passons la matinée suivante sur Jamesby et sa belle plage. En s’enfonçant sur un petit chemin menant vers les hauteurs de l’îlot, de nombreux iguanes se dévoilent aux yeux attentifs.
tortueOn choisit Baradal pour l’après-midi, l’occasion de faire du snorkeling avec des tortues marines entre deux parties de Kubb’s sur une langue de sable. On s’offre un repas langoustes, immanquable de la région. Deuxième nuit moins confortable, nous repartons vers Union le matin du 15 janvier.

Mayreau et son downwind pas très réussi

Après deux jours et deux nuits tous ensemble à Union, nous partons vers Mayreau. Navigation au près sans vagues, conditions idéales pour la sensation de vitesse. Thera file sur l’eau pour le plaisir de son équipage. On tente un mouillage à Salt Whistle Bay mais c’est bien trop chargé et c’est finalement à Saline Bay que l’on jette l’ancre. On débarque nos trois comparses qui logent à terre. Ils partent kiter l’après-midi, pour Kevin et moi ce sera promenade le long de la belle plage.
Le lendemain matin, nous décidons Emile, Quentin et moi de rejoindre Union en kite. Matthieu et Kevin se chargent de Thera. Départ précipité, pas de système de communication établi, notre downwind se révélera un peu stressant pour Kevin et Matt et dans des conditions pas très agréables pour les trois kites: rafales, dévente, menace de grain, descente au vent trop importante suivie — surtout pour moi et mon vieux matériel — d’une remontée pénible. J’ai connu des downwinds plus agréables! Nos trois amis nous offrent une nuit à l’hôtel, à point pour se remettre de nos émotions, on les en remercie encore! 

Clearance

Voyager en voilier ne nous épargne pas certaines démarches administratives. A notre entrée dans chaque nouveau pays, il nous faut passer par les douanes et l’immigration, c’est ce qu’on appelle la clearance in. De même, au moment du départ, on se doit de faire la clearance out, à la suite de laquelle on a 24h pour quitter le pays. Ce n’est pas très contraignant en soi, il faut juste s’arranger pour le faire les jours de semaine avant 16h pour éviter des surcoûts. Il est également possible de faire escale sans mettre pied à terre (ni nager normalement) et ainsi s’affranchir de clearance. C’est ce que nous avons fait par exemple à St Lucia.

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